La théologie du Monothéisme est africaine


Il existe une condition préalable à la pratique religieuse dans sa version monothéiste qu’exprime l’égyptologue François Daumas (dans La civilisation pharaonique), à savoir que « le premier pas vers le fonctionnement spirituel date du moment où l’homme a été conscient de sa responsabilité. L’idée qu’il sera jugé sur ses actes a joué dans la découverte de ce sentiment, un rôle capital. Or le Jugement de l’âme apparaît dès l’Ancien Empire » kamit, soit il y a plus de 5000 ans.

Jugement et Résurrection : des notions africaines

Dissertant sur la notion de « résurrection », qui est le fondement même de la théologie judéo-chrétienne, la revue « Le Monde des religions » (émanation du journal Le Monde), dans son numéro spécial intitulé « Qui a écrit la Bible ? », atteste que c’est bien d’Afrique noire qu'est née la théologie de l’immortalité de l’âme, confirmant ainsi le testament de l’historien grec Hérodote : « C’est encore en Egypte qu’est apparue, pour la première fois, l’idée de l’immortalité de l’âme. Une idée réelle différence par rapport à la vague notion du monde des morts (le Schéol des Hébreux, l’Hadès des Grecs) ».

Mais comme le souligne l’égyptologue juif allemand, Jean Assman, dans le même article : « L’immortalité signifie au contraire, être délivré de la mort par une nouvelle vie dans l’au-delà. Cette notion fut adoptée par les Juifs au 1er siècle et la résurrection d’Osiris (le fils de Dieu dans la tradition kamite) fut appliquée à Jésus par les chrétiens ». Et l’article poursuit : « Un christianisme dont la dette égyptienne n’est pas encore close (…) C’est toujours en Egypte qu’est née la tradition du monachisme chrétien ».

Là-dessus, le professeur Sawat A. El Assiouty concède encore (dans Jésus le non juif : le culte d’Isis précurseur du christianisme) que « cette croyance à la résurrection et à la vie dans l’au-delà avec les idées qu’elle implique du Bien et du Mal, du Juste et de l’Injuste, de la récompense et du Châtiment, prônée par les Egyptiens dès le IIème millénaire avant l’ère chrétienne, va exercer dans les esprits des hommes une emprise durable. Les Juifs y accèderont avec un retard de 2000 ans. Le monde gréco-romain restera longtemps récalcitrant ».

Rappelons que « ressusciter d’entre les morts » se dit en Médou Nétcher (hiéroglyphes) « Ouem ankh » et qu’un passage de nos Textes Sacrés Kamits (Texte des Pyramides, spells 172) dit ceci, près 2000 ans avant le christianisme : « Soyez glorifiés vous dont le cœur est sans péché, vous serez appelés à la vie éternelle ».

Plagiats et autres emprunts

A propos des « Proverbes » contenus dans la Bible, le professeur Thierry Maire note, sur la base des travaux du professeur E. Drioton, qu’ils ne sont que des copies des « Enseignements » d’un grand Sage kamit du nom d’Aménémopé (« Amen Hotep », soit « Dieu est en paix »). 

Cependant dans ses écrits « Proverbes XXII, 17SS : Enseignement à Shalishom », il déclare que « l’hypothèse de E. Drioton affirmant la dépendance du texte égyptien par rapport au texte biblique n’a plus guère de partisans aujourd’hui, puisque la datation faite de certains témoins de l’Enseignement d’Amenémopé laisse penser que l’œuvre a été vraisemblablement composée avant la fin du deuxième millénaire (de l’ère ancienne africaine). De plus, les soit-disants sémitismes relevés par E. Drioton ont tous trouvé un pendant égyptien grâce aux études critiques de William et Couroyer. En conséquence, l’hypothèse de la dépendance des matériaux bibliques par rapport à l’enseignement égyptien est celle qui rallie aujourd’hui les plus larges suffrages ».

Pris la main dans le sac, les théologiens judéo-chrétiens ont dû reconnaître le plagiat biblique des Textes de Sagesse d’Aménémopé dans un numéro des Cahiers de l’Evangile dédié aux Sagesses de l’Egypte ancienne. Ils ont ainsi constaté plus de 20 copies fidèles au texte égyptien.

Par exemple, à propos des Proverbes allant de 22 à 24, par exemple, lorsque Aménémopé écrit : « N’emploie pas pour ta balance de faux poids », la Bible (Proverbes 20, 23) reprend : « La balance fausse n’est pas une bonne chose », etc. D’autre part, on constate que si les lamentations du papyrus de Leide et du papyrus 1116 de l’Ermitage sont les originaux des textes bibliques de Jérémie (Jr, 19, 1 à 10), le papyrus Sallier I est lui, l’original de l’histoire des songes de Joseph (7 vaches grasses et 7 vaches maigres). « Si tu es un homme sage, forme un fils qui soit agréable à Dieu », enseignait le prophète Aménémopé, plus de 2000 ans avant la Bible.

Un autre texte tiré des enseignements du Sage Kamit Mérikaré (2070 à 2050 de l’ère ancienne africaine) mentionne encore ceci : « Agis pour Dieu (…) fais toutes ces choses pour lui, afin qu’en retour il en pourvoie les hommes. Car Dieu a fait le ciel et la terre à leur intention, il a calmé pour eux l’avidité des eaux, il a fait l’air pour donner le souffle à leurs narines, il les a créés à sa propre image“. On croirait lire la Bible pourtant on est bien dans les Textes Sacrés Africains de l’antiquité.



Plus de 3300 ans avant la Bible et plus de 2600 ans avant la Torah juive, les prêtres kamits de l’Egypte ancienne avaient déjà consigné par écrit que Dieu s’était révélé à leurs ancêtres Anous en ces termes : « Ink Néhéhé », soit littéralement, « Je suis l’Eternel » (Ink = Je suis, Néhéhé = l’Eternel). Le terme « Dieu » en français, qui découle du latin « Deus », signifie la « Lumière divine, Lumière du ciel ».

C’est par le même nom que les prêtres kamits désignaient antérieurement le Créateur, à savoir la « Lumière divine, Lumière du ciel », appelée « », dont le symbole était le disque solaire qu’il portait sur la tête d’où l’idée de l’auréole de sainteté chrétienne.

En conclusion, les écrits de l’Afrique noire pharaonique dévoilent un plagiat à grande échelle de la vision théologique de nos ancêtres, opérée par les nations voisines de l’Egypte ancienne. C’est en raison de l’ignorance de ces faits, que les personnes d’ascendance africaine sont aujourd’hui victimes d’une aliénation spirituelle particulièrement massive.